Tout a commencé un mardi. Pas un grand mardi, pas un mardi de fête nationale ou d’éclipse solaire. Juste un mardi ordinaire, celui où Arthur, légèrement en retard (comme souvent), a renversé son café sur la table d’à côté. La table d’à côté, justement, était occupée par une jeune femme plongée dans un roman — Marie. Le café a touché la table, pas le livre, heureusement, sinon l’histoire se serait probablement arrêtée là.
Arthur s’est excusé environ quarante-deux fois. Marie a ri. Et comme souvent dans les grandes histoires, tout le reste s’est joué dans ce rire. Ce n’était pas un rire de moquerie, ni un rire gêné, mais ce genre de petit rire qui sonne comme un “ok, je veux bien te connaître”.
Ils ont discuté. Pas de grandes choses, au début : la météo, le café trop amer, les gens qui parlent trop fort au téléphone. Puis Arthur a proposé un autre café, cette fois sans incident. Marie a accepté. Le reste, comme on dit, appartient à l’histoire — leur histoire.